Quand le service public se met en mode startup

Une startup au sein d’une administration veille de plus de 200 ans, ça vous interpelle ?

Et bien figurez-vous qu’il existe des startups d’état, une initiative qui a pour but de créer de meilleurs service public.

Gaëlle Toledano a justement monté l’une de ces startups d’état pour la Caisse des Dépôts : ANDI.

Cette administration qui gère des missions d’intérêt général comme les retraites d’un retraité sur 4, autant que des activités concurrentielles (BPI France, CNP Assurances, …) ; a pour ambition de moderniser et améliorer ses services aux personnes handicapés.

Un peu par hasard, Gaelle va abandonner un poste à la communication et embarquer dans cette aventure.

“Je ne savais pas comment faire pour monter une startup !”

Dans un premier temps, c’est le programme BetaGouv, incubateur de ces startups d’état, qui va la prendre sous son aile pour la former à la création d’une startup et l’accompagner avec un coach issu du secteur privé.

Ensemble, ils vont réussir à mener l’interview de plus de 90 personnes pour bien comprendre leurs besoins. Puis à expérimenter leur service pour aider les handicapés à trouver leur vocation professionnelle via des immersions. Enfin, ils lancent une plateforme en ligne.

En tant qu’intrapreneuse dans l’administration, Gaelle se met “la pression pour faire ses preuves”. Car elle compte bien “casser les codes avec cette startup” et amorcer une dynamique.

Durant son aventure, elle a dû convaincre pour dépoussiérer un peu les services publics et apporter de la fraicheur, de l’agilité et de l’innovation à la caisse des dépôts.

Retrouvez l’histoire complète racontée par son principale protagoniste.

Comment Aéroports de Paris digitalise son expérience client

Comment une boîte au chiffre d’affaires de près de 5 milliards fait pour développer une nouvelle activité ? Elle recrute un entrepreneur !

Aéroports de Paris voit chaque année, plus de 100M de passagers transités. Pour développer l’activité de vente en ligne de place de parking, ADP recrute en 2010 Benaissa Embarech.

Quand il arrive, Benaissa est plongé dans un environnement dans lequel “la vente en ligne n’est pas du tout naturel et les dispositifs digitaux ne sont pas du tout en place”.

Mais face à une concurrence accrue pour accéder aux aéroports, notamment avec les VTC, les navettes ou le covoiturage, le constat est simple : “On ne sera plus sur le marché si on n’évolue pas”.

Il va falloir développer des solutions qui permettent de faire face : de rester compétitif et pertinent pour le client. Cela implique d’adapter l’offre : baisser les tarifs des parkings d’ADP et améliorer le service.

Benaissa nous raconte comment il a apporté ce “nouveau métier” et transformé ADP.

Il se lance avec un budget faible et négocie 40 places de parking pour tester son projet. Il rationnalise la base de données clients. Il contacte les clients par mail afin de développer l’offre et un système de gestion des disponibilités. Puis, il met en place un véritable service client.

Durant son aventure, Benaissa doit également faire ses preuves car ADP répond à un enjeu d’excellence opérationnelle et l’organisation est déjà bien huilé. Beaucoup sont réticents à s’engager dans le projet de peur que la machine ADP s’enraye et que cela “cannibalise” son activité.

“Parfois on se sent un peu seul, comme un entrepreneur”

Benaissa va devoir “évangéliser” pour réformer et embarquer les équipes dans son projet : passer du temps sur le terrain pour comprendre, puis expliquer avec pédagogie. “On doit expliquer aux gens simplement et avec humilité”.

Entre entrepreneuriat et diplomatie, Benaissa Embarech est sur tous les fronts.

Retrouvez l’histoire complète racontée par son principale protagoniste.