Appliquer les principes du Lean Startup au développement de jeux vidéo
Dans le guide Du code au produit
Il y a quelques mois, j’ai commencé à explorer comment les principes du Lean Startup pouvaient s’appliquer au développement de jeux vidéo.
Ce parcours m’a mené à Alexandre Normand, cofondateur d’Execution Labs, un accélérateur pour développeurs de jeux inspiré de l’approche Lean Startup. Alexandre a lancé Execution Labs pour aider les développeurs de jeux indépendants à produire les jeux qu’ils veulent créer.
Ces dernières années, les jeux sont passés de produits autonomes à des services qui évoluent. Le modèle payant à l’achat s’est effacé au profit du modèle free-to-play.
Ce changement a rendu possible l’amélioration continue des jeux vidéo.
Alors, comment Execution Labs applique-t-il le Lean Startup au développement de jeux ?
Construire le MVP/v0 en 6 mois
Comme l’objectif est de créer l’engagement des joueurs, il est important que le design et les visuels soient suffisamment beaux et agréables. Pour aller plus vite, ne réduisez pas la qualité des graphismes et ne faites pas de compromis dessus : réduisez plutôt la quantité ou la variété des graphismes produits.
Fixer le temps de développement à 6 mois oblige à se concentrer sur ce qui compte vraiment pour que le jeu soit bon. Certains jeux sont testés tôt avec des prototypes papier.
Des retours clients continus et réguliers
Testez le jeu toutes les deux semaines avec 10 à 15 joueurs. Régulièrement, des joueurs viennent chez Execution Labs jouer avec les prototypes. Cela apporte aux développeurs de précieux retours qualitatifs, en plus du suivi quantitatif déjà en place.
Lancement limité sur des marchés tests
Lancez la v0 sur des marchés tests, assez proches de vos marchés cibles mais avec une population plus petite : typiquement le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Australie ou la Finlande.
Le méta-jeu vient plus tard
On se concentre d’abord sur la boucle de jeu principale (core loop). L’objectif est de tester et d’itérer pour que le cœur du jeu devienne amusant et engageant. Le méta-jeu vient plus tard. C’est lui qui assurera la rétention à long terme et le fait que les joueurs reviennent.
Alexandre a confirmé que pour construire un jeu, la programmation est l’activité qui prend le plus de temps, suivie du graphisme et du game design.
Donc, pour réduire le gaspillage, c’est du côté de la programmation qu’il faudrait regarder ensuite.
Voici le processus d’Execution Labs.
